Mesdemoiselles

Parfois quand la nuit s’attarde
Au dessus de Paris
Et que les rues se fardent
De sa mélancolie

Il me vient du passé
Des images glacées
Je revois ces visages
Où mon esprit a fait naufrage

Je pense à vous, comme on meurt
Mesdemoiselles, que mon souvenir effleure


C’est vous que je regarde
A travers l’horizon gris
Ces ressemblances que je garde
Ces différences que je réunis

Tous ces gestes identiques
Qui vous rendaient uniques
J’attendrai que se mêle
Votre présence au sommeil

Je pense à vous, comme on meurt
Mesdemoiselles, que mon souvenir effleure

Lorsque les sentiments se hasardent
Entre la mémoire et l’oubli
Je reste sous la mansarde
Une lucarne sur ma vie

Je pense à vous, comme on meurt
Mesdemoiselles, que mon souvenir effleure


Parfois quand la nuit s’attarde
Sous la lune qui sourit
Et que sa lueur blafarde
Eclaire mon insomnie


© Tim CHESLEY - 2009