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Mesdemoiselles
Parfois quand la nuit s’attarde
Au dessus de Paris
Et que les rues se fardent
De sa mélancolie
Il me vient du passé
Des images glacées
Je revois ces visages
Où mon esprit a fait naufrage
Je pense à vous, comme on meurt
Mesdemoiselles, que mon souvenir effleure
C’est vous que je regarde
A travers l’horizon gris
Ces ressemblances que je garde
Ces différences que je réunis
Tous ces gestes identiques
Qui vous rendaient uniques
J’attendrai que se mêle
Votre présence au sommeil
Je pense à vous, comme on meurt
Mesdemoiselles, que mon souvenir effleure
Lorsque les sentiments se hasardent
Entre la mémoire et l’oubli
Je reste sous la mansarde
Une lucarne sur ma vie
Je pense à vous, comme on meurt
Mesdemoiselles, que mon souvenir effleure
Parfois quand la nuit s’attarde
Sous la lune qui sourit
Et que sa lueur blafarde
Eclaire mon insomnie
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